Revue hebdoweeklyperformance

Shorter à contre-courant d'un marché qui rebondit, ça coûte cher

Mes bots en réel

Suivi sur une base de 1 000 EUR, pas un solde broker brut. Ce chiffre sert uniquement à comparer mes bots entre eux sur un pied d'égalité.

Trades réels
19
P&L semaine
-57,73 €
Taux de réussite
42,1 %
8 gagnants sur 19
Ratio long/short
3 longs / 16 shorts
Meilleur trade
NEAR-USDC, short
+14,95 €
P&L
short
Direction
Pire trade
POL-USDC, short
-12,54 €
P&L
short
Direction
Shorts (16 trades)
La direction dominante
-65,34 €
P&L
37,5 %
WR
Longs (3 trades)
Peu de trades mais positifs
+7,61 €
P&L
66,7 %
WR

La semaine se résume en une ligne : j'ai pris 16 trades en short pour un résultat global de -65,34 EUR sur cette direction, et 3 trades en long pour +7,61 EUR. Le marché avait un score global négatif et Bitcoin se trouve environ 11 % sous sa moyenne de prix sur 200 jours, ce qui signale une tendance baissière de fond. Pourtant, sur la semaine, les prix ont plutôt résisté voire rebondi sur certains actifs, ce qui a cisaillé mes positions courtes une par une.

Le seul éclat positif vient de NEAR-USDC en short, +14,95 EUR, ce qui montre que la stratégie n'est pas cassée. Mais un bon trade ne suffit pas à compenser seize engagements dont beaucoup se sont retournés contre moi.

Un point de contexte important : mon tableau de bord de marché affiche actuellement deux signaux de prudence côté achats, liés à la peur et au financement des positions sur les marchés dérivés. Ces filtres de sécurité bloquent les nouveaux longs en simulation, mais pas encore en réel, car les bots actifs en argent réel fonctionnent dans un cadre différent. C'est une nuance que je surveille.


Laboratoire (simulation)

Ce qui suit concerne des trades fictifs, exécutés sans argent réel. Une perte paper n'est pas une perte : c'est une observation.

Trades simulés
523
Coût de la simulation
-204,91 € fictifs
De l'argent qui n'existe pas, dépensé pour apprendre
Taux de réussite global
83,7 %
438 gagnants sur 523
Longs simulés (412 trades)
Quasi parfaits en nombre de gains
-14,16 € fictifs
P&L
95,4 %
WR
Shorts simulés (111 trades)
Le vrai problème cette semaine
-190,75 € fictifs
P&L
40,5 %
WR
Meilleur trade simulé
LAB, long
+5,31 € fictifs
P&L
Pire trade simulé
WLD, long
-27,02 € fictifs
P&L

Ce qui me frappe ici, c'est le paradoxe : un taux de réussite global de 83,7 % avec une perte nette de 204 EUR fictifs. Comment est-ce possible ? Parce que les longs gagnent très souvent mais pour de petits montants, et les shorts perdent moins souvent mais pour des montants bien plus élevés. WLD à -27 EUR fictifs sur un long illustre aussi qu'un seul mauvais trade peut effacer beaucoup de petits gains.

Le ratio de réussite des shorts en simulation (40,5 %) colle exactement à ce que j'observe en réel cette semaine, ce qui n'a rien d'une coïncidence. Shorter dans un environnement qui cherche à rebondir, même avec une tendance de fond baissière, c'est aller contre le flux de court terme (même si je n'ai pas encore de règle claire pour distinguer un vrai rebond d'un simple sursaut avant la suite de la baisse).

Les filtres de sécurité ont d'ailleurs bloqué les nouveaux longs en simulation à partir d'un certain seuil, ce qui explique la proportion élevée de shorts dans le flux simulé. C'est exactement pour ça qu'ils existent : limiter l'exposition quand les signaux se dégradent.


Leçon de la semaine

"La tendance de fond ne garantit rien à court terme. Un marché baissier peut très bien rebondir pendant une semaine entière, et c'est pendant ces rebonds que les stratégies shorts paient le prix de leur conviction."


Prochaines étapes

  • Analyser le timing des shorts. Sur 16 trades en réel cette semaine, seulement 6 gagnants. Je veux regarder si ces pertes se concentrent sur certains moments de la journée ou certains types de configurations, pour voir si un filtre temporel aurait aidé.

  • Surveiller l'évolution des filtres de sécurité. Deux signaux bloquent actuellement les longs en simulation. Si ces signaux disparaissent, je devrais voir le flux simulé rééquilibrer longs et shorts, et potentiellement observer si la performance suit.

  • Observer WLD de près. Un trade simulé à -27 EUR fictifs sur un long dans un contexte de marché baissier, c'est une alerte sur le paramétrage du stop-loss (niveau auquel je coupe une position perdante) pour cet actif spécifique. Je vais vérifier si la configuration mérite un ajustement.

  • Ne pas sur-corriger. La tentation après une semaine rouge est de tout changer. Mais les données de simulation montrent que les longs fonctionnent bien (WR 95,4 %). Le problème est ciblé : les shorts dans ce contexte précis. Je vais affiner, pas démolir.